Romancia et Tiakola © Anouck Nadila

LONG ENTRETIEN AVEC ROMANCIA, LE RÉALISATEUR QUI A CLIPPÉ PRESQUE TOUT WPOINTM DE TIAKOLA AVEC ALEX HAZE

Romancia Prod est un réalisateur autodidacte de tout juste 24 ans, originaire de banlieue parisienne. il s’est fait repérer par Tiakola et a tout arrêté pour le suivre pendant trois mois de façon intensive avant la sortie de son album WpointM.

Écrit par Mathilde Grandadam-Nicot

Publié le 15 oct. 2026

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Table des matières

Romancia Prod est un réalisateur autodidacte de tout juste 24 ans, originaire de la banlieue parisienne. Il a intégré une école de cinéma où il a beaucoup appris et, au bout de deux ans, il s’est fait remarquer par Tiakola. Il a alors tout arrêté pour le suivre pendant trois mois de façon intensive avant la sortie de son album WpointM. Il avait déjà beaucoup appris à l’école, mais le terrain l’a perfectionné. Il a une façon de filmer très discrète. C’est d’ailleurs ce qui a séduit Tiakola chez lui. À la manière d’un vlog, le réalisateur a suivi Tiakola au studio, sur les tournages et dans des moments plus intimes afin d’apporter cette touche personnelle de vlog que le rappeur recherchait. Romancia poursuit aujourd’hui ses projets autour de la jeunesse et de ce qu’il observe au quotidien. C’est cela dont il aime rendre compte. Les choses simples, il veut les montrer à l’écran. Son objectif ? Devenir réalisateur de longs-métrages.

Entretien avec Romancia, PARIS, le jeudi 8 octobre.

Romancia et Tiakola © Anouck Nadila
Romancia et Tiakola © Anouck Nadila

Est-ce que tu peux me parler de toi, comment t'as commencé la réalisation ? 

Avant ça, j'étais en école de cinéma. Quand on faisait des projets à l'école, je prenais souvent le rôle de réalisateur. J'aimais bien tout faire : imaginer le projet, discuter avec les techniciens pour les jeux de lumière, les plans, etc. À côté, j'ai créé mon auto-entreprise Romancia où je faisais tous mes projets tout seul, sans avoir besoin de personne. Il y a sûrement des gens qui sont plus forts que toi dans tel ou tel domaine qu’il faudra appeler, mais je me disais : “apprends, casse-toi la gueule et comme ça petit à petit, tu comprends un peu mieux le taf”. Avant de faire de la réal, j’ai fait du montage, de l'étalonnage, de la captation, de la prise son, du mixage son,... Selon moi, avant d'être réalisateur, il faut vraiment connaître tous les corps de métier pour être légitime à diriger une équipe par la suite.

Et comment tu es arrivé en école de cinéma, qu’est ce qui t’a attiré  ? 

Avant ça j'ai fait une école de commerce et j’ai travaillé dans l'immobilier. De nos jours, c'est compliqué, tu vois qu’il y a beaucoup de photographes et de vidéastes sur les réseaux… J'ai donc fait deux ans de BTS et travaillé un an. Ce n’était pas pour moi, je n’étais pas épanoui dans ce que je faisais donc je suis allé voir mes parents pour leur dire que je voulais faire une école de cinéma. Ils m'ont dit : "T'es sûr ?" ; je leur ai dit : "Vous inquiétez pas, j'assume tout”. C'est la passion qui a gagné. J'ai énormément aimé l'école. Dès le début, on te donne des caméras, des lumières, ... C'est tous les jours de la pratique. 

C’est quoi tes inspirations ? Tu as regardé beaucoup de films ?

Ce qui m'a inspiré c'est surtout les clips. J’en ai regardé en boucle. Je suis d’abord un passionné de musique, du rap français surtout, pas du rap américain. Je regardais les visuels et ça me faisait rêver, je me disais : "ouah, c'est une dinguerie. Lui il a une voiture comme ça, une grosse chaîne,...  Et le mec qui filme il filmait de telle manière, ils ont voulu raconté ça,...". J'étais comme un fou devant.

Tiakola me dit qu’il aime bien comment je filme, que je prends des moments de vie, qu’on n’a pas l’impression qu’on est filmé quand je filme. C’est comme ça qu’il me demande si je veux bien clipper tout l’album qu’il va bientôt sortir. 

Quels clips t’ont marqués ? 

Classique mais Le monde ou rien de PNL, je trouve que c'est trop une dinguerie. Je suis au collège quand ça sort. Même aujourd’hui, je le regarde et je me dis que la caméra est nulle, l'étalonnage aussi,... C'est basique, quand tu compares Le monde ou rien à Au DD, ça n'a rien à voir. Mais “Le monde ou rien” il apporte trop un truc, c'est un nouveau délire : ils sont torse nu, les cheveux longs, en jean slim,...  Ils ont vraiment tout mélangé. Ça m’a mis une grosse claque. Quand ils sortent leur série de clips (Naha, Onizuka, Bené), je me mange ça aussi, c’est trop dingue, trop authentique. C'est peut-être pour ça que ça m'a touché et que c'est mes rappeurs préférés d’ailleurs.

Pour citer d’autres clips, il y a aussi le clip Zoo de Kaaris. Noir et blanc, il arrive dans la voiture avec une kalash. C’est simple mais très puissant.

Plus récemment, il y a eu le court-métrage de Lay Low L'Étrange Histoire de Mr.Anderson qui a retourné l’industrie du clip. 

Donc c’est l’authenticité dans l’art qui te touche ?

Oui, les choses que tu vois avec tes yeux, où tu sors, ce que tu peux voir, c'est ça en fait qu'il faut capturer. Un mec qui habite dans le 16e, tous les jours il voit une Ferrari et pour lui c'est banal. Un mec qui habite dans un bidonville et qui voit la pauvreté et la misère tous les jours, il se dit que tout le monde vit comme ça. Les choses les plus personnelles, c'est ce qui peut toucher le plus de monde. C'est pour ça que les sujets sur la jeunesse, sur l'amour, la mélancolie, la tristesse, sont ceux que je préfère aborder. Si ça me touche, je me dis que ça peut toucher quelqu'un d'autre. C'est comme ça que je réfléchis. 


Et justement, dans les clips de Tiakola, il y a beaucoup d’univers et d’émotions différent.es. Tu as clipé 15 clips sur 17 avec Alex Haze, de quoi raconter beaucoup de choses. Quel clip as-tu préféré réaliser ?

Mes tournages préférés sont aussi associés aux morceaux qui me touchent le plus. 

Par exemple, le morceau « Mode de vie » raconte une histoire triste : Des gens sortent en boîte de nuit mais ils n'ont pas d'argent, ils sortent pour oublier. Pourtant, c'est un son pétage très ambiançant. Et c'est un de mes shoots préférés. On avait shooté une partie en boîte, c'était un peu galère avec le monde qu’il y avait. L’autre partie avec des créateurs de mode. L’ambiance était super.

J'ai vraiment aimé tourné le clip avec Niro aussi au Théâtre du Châtelet. C'était trop fort, il n'y avait que nous. On a tourné le 24, la veille de la sortie de l’album WpointM. On a fini de shooter à 4h du matin avec Alex Haze. Il est rentré, il a fait le montage et m'a envoyé une version définitive du montage vers 19h. Il fallait que je fasse l'étalonnage et qu'on l'envoie parce que ça sortait à minuit juste le soir même. Le morceau est touchant en plus. C'est que au piano donc l’émotion est doublée et le fait que Niro raconte l'histoire de Tiakola et nous qu’on le clip en se disant que c'est notre dernier clip de l'album… Toute l’équipe avait beaucoup d'émotions.

C'est vraiment comme la famille pour moi.

Il y a aussi le clip Bottega ! En plus c'est mon clip préféré pour le coup ! J’ai  réalisé le clip avec Alex mais en co-réalisateur on pourrait mettre Beny Diayazola qui travaille chez Melo World. Le son c'est vraiment un son du 93 et Beny m'a dit : "Viens pendant deux jours on va tourner partout dans le 93. Je vais tout te montrer, on va tout voir". En plus j'ai pas fait beaucoup de montage des clips de l’album et Bottega c'est un des rares que j'ai monté. J’ai clippé Kuluna, TVLM & Nooche seulement avec Beny dans leurs quartiers. Il n'y avait personne d'autre de l'équipe. On voulait vraiment mettre en avant les artistes, c’était une volonté de Tiakola. J'ai trouvé ça trop trop fort de sa part parce qu’il y a une partie du clip avec Tiakola et l’autre c’est juste les rappeurs dans leurs quartiers respectifs avec leurs gars. Ça les met vraiment en lumière.

Sur le tournage, j'ai senti un truc où ça me voyait vraiment comme un petit frère. Et même après quand on a fini tous les tournages, tous les messages que l’équipe m’a envoyé, même les sœurs de Tiakola, ça m’a beaucoup touché. C'est vraiment comme la famille pour moi. T'as l'impression qu'ils ne sont même pas hyper connus tellement ils sont bienveillants.

Et justement, comment s’est faite la rencontre avec Tiakola ?

Elle s’est faite en février 2026. Je vais dans sa cité et je tourne une vidéo grâce à Tariq qui me propose de faire le making of du clip Savage. Donc je suis Tiakola toute la journée et quand je poste le making of sur les réseaux, Tiakola le reposte directement et ça prend tout de suite. Tariq me demande ensuite de venir faire le making of de Mélo Décalé réalisé par Alex Haze. Je parle un peu plus avec Tiakola cette fois-ci et quelques jours plus tard Tiakola m’envoie un message sur instagram pour qu’on se mette en contact. Il me propose de venir sur un autre tournage le jour-j alors que je suis en train de travailler à mon alternance. Je quitte mon boulot, je charge mes deux caméras, je prends ma voiture et j’y vais. Tiakola shootait une cover quand j’arrive donc on était en petit comité. Un moment, il me dit de venir qu’on se pose dans la voiture pour qu’on parle et là, il me dit qu’il aime bien comment je filme, que je prends des moments de vie, qu’on n’a pas l’impression qu’on est filmé quand je filme. C’est comme ça qu’il me demande si je veux bien clipper tout l’album qu’il va bientôt sortir. 

Et là t’y crois ?

C’est tellement une dinguerie que j’ose même pas le dire à mes gars tellement personne ne va me croire. Donc bien sûr que je lui dit oui. Il me prévient que je vais devoir le suivre pendant trois mois. Ça s’est fait comme ça direct, (rires).  

Le soir même, on se revoit. Je le rejoins au sport et sur le trajet je préviens ma mère mais elle ne comprend pas vraiment l’ampleur. Maintenant elle connaît de fou, elle est grave branchée (rires). 

Donc tu commences à le filmer le soir même ?

Oui, je le filme tout le temps. À la salle, au studio,... j'ai tout le temps ma caméra.

Comme un vlog ?

Exactement, il voulait vraiment un suivi avec lui. Ses clips de WpointM c’est appelé “Vlog Album”. J’ai à peine le temps de réaliser et d’être dans une période d’euphorie depuis le jour où j’ai commencé à travailler avec lui que je suis déjà au studio en train de le filmer avec Théodora et avoir les exclusivités de son album. Et je bossais beaucoup, je voulais prouver que je bossais bien, je suis très sérieux dans mon travail et je veux toujours être fier de mes réalisations, peu importe pour qui je filme.

Comment s’est organisé ton travail en binôme avec Alex Haze ?

Au début, je commence à bosser avec Tariq et je rencontre Alex Haze le jour où on va à Yardland avec toute l’équipe. On se connecte à ce moment-là mais on savait pas encore qu’on allait bosser ensemble, ça s’est fait naturellement quelques temps après Yardland lors d’un rendez-vous chez Yard avec Güllit et l’équipe où on a vraiment posé la direction artistque des visuels des clips de WpointM. La répartition s’est faite naturellement. Quand c'était des moments playback, je laissais Alex faire. C'est Alex Haze qui a clipé tout BDLM donc il connaît. Tiakola voulait mélanger les visuels de ses playbacks filmés par Alex et ses moments de vie par moi, Romancia. J’ai shooté quelques playbacks quand même mais la répartition des tâches c’était vraiment du 50/50. Alex a monté les 15 clips sur les 17 et moi je faisais l’étalonnage. 

On a bossé deux mois de façon intense et un mois où c'était vraiment vraiment intense avant la sortie de l'album.

Raconte-nous ce tournage à Londres avec Jorja Smith, un peu spécial pour toi. 

On part à Londres une première fois avec Alex pour Shooter Jet Lag avec Tiakola et Jorja Smith. On est dans le rush, on n’a pas beaucoup de temps parce qu’il va bientôt faire nuit et on doit faire des prises de Tiakola seul aussi. Tiakola, à la première version de montage d’Alex mais il trouve qu’il manque des moments où on le voit travailler parce qu’il parle de ça dans le son. Quelque temps plus tard, il repart à Londres pour participer à l’émission Victory Lap Radio et faire un shooting photo. Il me dit de venir pour prendre ces moments seuls quand il travaille qu’il manquait justement. Cette fois j’y vais seul. Mon anglais c’est pas trop ça (rires) mais l’expérience était géniale. Voir la star de Londres Jorja Smith, partir avec Tiakola,... 

Et comment s’est passé le rythme de ton travail pendant ces trois mois ? 

On a bossé deux mois de façon intense et un mois où c'était vraiment vraiment intense. Le mois avant la sortie de l'album, c’était chaud. Il y a eu pas mal de re-shoot aussi, pour rajouter des scènes. Les tournages de nuit c'était quelque chose aussi, parfois à 4h du matin.

La rumeur sur les réseaux du paiement qui n’est pas passé en boîte dans le clip Mode de vie, c’est vrai ou c’est une mise en scène ?

C’est une mise en scène bien sûr. Ça met en image ce que raconte Tiakola avec le fait qu’on sort pour oublier ses problèmes, on dépense mais en fait on n’a pas les moyens. Mais ce paiement refusé est totalement fait exprès. Le même thème est aussi abordé dans Mélo Décalé “y’a rien dans les poches y’a tchi”. Il oublie pas les gens qui sont en difficulté.

Tiakola a vraiment cet esprit rassembleur. Il met tout le monde d’accord. À la fois star, il reste simple et accessible, parle des problèmes d’argent qu’il a pu rencontrer avant. Il n’oublie pas d’où il vient. C’est aussi un jeune rappeur (26 ans) qui fait le pont entre l’ancienne et la nouvelle génération dans le rap.

Si tu regardes bien le clip Juda où il parle de trahisons,  il y a S.Pri Noir et Nooche. Le son qui précède c’est Bottega où il y a Nooche en featuring. Dans Juda, S.Pri donne des conseils à Nooche. Il y a plein de petits détails et de clin d'œil. Tiakola a beaucoup insisté pour filmer cette scène avec S Pri. On a compris en ayant la vision de l’ensemble. Tout s'enchaîne dans les clips, il y a une vraie histoire quand on fait attention, on a essayé d’apporter le plus de connecteurs logiques.

Tiakola pourrait même être crédité en tant que co-réalisateur.

Il y a notamment cette voix off qui narre le début des clips comme un conteur.

La voix off c’est Doudou Masta. Ça a été une volonté de Tiakola et Güllit qui nous avait parlé de cette voix off. On trouvait aussi que ça ajoutait quelque chose de très cinématographique. On avait la volonté d’ajouter un lien entre chaque clip et cette voix off c’était vraiment un connecteur. Ça ajoute quelque chose d’important à l'image, ça fait toute la différence. Ce n’est pas juste l’image qui se lance seule, elle est accompagnée par la voix off. 

L’importance de noter les lieux de tournage, ça ajoute aussi quelque chose à la narration.

Oui. C’était l’idée de Tiakola et de son équipe toujours dans l’idée du “vlog album” pour qu’on sache où il est, dans quelle ambiance,... Comme si on le suivait toute la semaine et que chaque clip correspondait à un jour de la semaine.

Il y a aussi les arcs différents (+33 / <3 / +243) qui ajoute à la narration. Même le fait d’avoir sorti son EP WpointM - 93120. Par exemple, dans le dernier clip de cet EP, Seul Ennemi, il y a un clin d'œil fait aux clips qui vont suivre de l’album WpointM. Dans Seul Ennemi, Il est à l'hôtel Peninsula dans le 16e, le clip est en noir et blanc. Et dans le premier morceau de l’album, Les Misérables, Tiakola sort du Peninsula pour aller dans le 93. Faut vraiment regarder à la suite les clips, il y a énormément de liens.

Donc Tiakola participe énormément à la réalisation j’ai l’impression ?

Oui, il pourrait même être crédité en tant que co-réalisateur. Au premier rendez-vous où on parle de la DA des clips dans les locaux de Yard, Tiakola nous donne une feuille avec toutes ses idées dessus. Pour chaque morceau, il y a des références de films, des idées. Il avait tout préparé. Nous on a juste mis en image ce qu’il avait dans la tête.

Il avait cité quels films par exemple ?

Il y avait Paid in Full réalisé par Charles Stone III pour Bottega. La scène où il y a plein de monde devant un grec vient de là.

Il n’y a pas eu beaucoup de documentaires sur le rap et ça serait mon rêve.

Ça a dû beaucoup te nourrir ce projet avec Tiakola.

Énormément. Cette expérience là m’a appris à gérer un projet énorme, ça m’a aussi beaucoup enrichi. J’ai regardé toutes ses références. C’est comme des devoirs finalement. Pour exceller dans un art, il faut bien connaître ce qui s’est fait.

Et toi, c’est quoi tes films préférés ?

Mes films préférés sont des films français de daron de quarante ans (rires). Comme Les petits Mouchoirs (Guillaume Canet), ou Le prénom (Alexandre de La Patellière, Matthieu Delaporte). Après je ne suis pas trop cinéphile, c’est surtout les clips et les documentaires qui me parlent.

T’aimerais réaliser des documentaires ?

Il n’y a pas eu beaucoup de documentaires sur le rap et ça serait mon rêve. Il y a des albums incroyables qui ont été faits et il n’y a pas eu de documentaires comme Dans la Légende de PNL, ou L'étrange Histoire de Mr Anderson de Laylow. Pourtant, il y a un public intéressé pour. 

Netflix a annoncé un documentaire sur Ninho, j’ai hâte. Celui sur Zamdane de Grunt m’a trop touché, celui de Nekfeu Les Étoiles Vagabondes aussi.

J’ai vu que tu avais fait une pub pour Knit, c’est un milieu où tu te vois travailler aussi ?

Oui, j’aime beaucoup la pub parce que c’est plus les publicités traditionnelles avec le produit au centre. Celles de Nike par exemple sont super. Parfois t’as l’impression que c’est la bande annonce d’un film tellement qu’elle est bien réalisée. J’aimerais bien finir dans la publicité ou dans le long métrage.

Et t’as déjà des projets en cours même si tu sors tout juste du tournage avec Tiakola ?

J’ai plein de projets ! C’est que le début là. C’est maintenant qu’il faut confirmer. Je sais faire plein d’autres choses. J’ai beaucoup de projets en solo. Même si je ne gagne pas de sous, c’est pour la passion. Ce genre de milieu, il faut pas regarder dans sa poche au début. Il faut filmer et attendre, c’est un long investissement et le facteur chance est très présent. Je n’ai pas de contact dans le milieu, les étoiles se sont bien alignées pour moi. Ça m’a déjà contacté pour clipper des albums mais je n’ai pas envie de m’enfermer dans le clip.

Qu’est ce que tu aimes montrer à la caméra ?

J’aime parler de ce que je vis, les histoires des jeunes, nos rêves,... ça va parler à d’autres jeunes comme moi.

@romanciaprod

PRISE DE LA BASTILLE - OCTOBRE 2026 #fyp #pourtoi

♬ son original - Romancia



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Questions fréquentes sur le réalisateur Romancia

Qui est Romancia Prod ?

Romancia Prod est un réalisateur autodidacte de 24 ans originaire de la banlieue parisienne. Après un passage en école de cinéma, il s'est fait remarquer par Tiakola grâce à son approche documentaire et immersive de l'image.

Comment Romancia a-t-il rencontré Tiakola ?

La rencontre s'est faite lors du tournage du making-of du clip Savage. Séduit par sa façon discrète de filmer et de capturer des moments authentiques, Tiakola lui a ensuite proposé de suivre l'intégralité du projet WpointM pendant plusieurs mois.

Quel a été le rôle de Romancia sur l'album WpointM de Tiakola ?

Romancia a assuré le suivi vidéo de Tiakola au quotidien, à la manière d'un vlog. Il a capté les moments en studio, les tournages, les déplacements et les instants plus personnels qui composent l'univers narratif du projet.

Comment s'organisait le travail entre Romancia et Alex Haze ?

Alex Haze gérait principalement les séquences de playback tandis que Romancia se concentrait sur les moments de vie et l'approche documentaire. Les deux réalisateurs ont travaillé en étroite collaboration sur la direction artistique des clips de WpointM.

Pourquoi Tiakola a-t-il choisi Romancia ?

Le rappeur appréciait sa manière naturelle de filmer, le fait que les personnes filmées oublient rapidement la présence de la caméra, ce qui permet de capturer des scènes authentiques.


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